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Août 25, 2023 - livres    No Comments

Balancez les noms de vos romans feel good préférés !

Allez, tout est dans le titre !
Je sors d’une période d’émulation assez intense émotionnellement (cf. l’article Coups de foudre d’écriture chapitre 1 : Rodrigue/Intenable et chapitre 2 : Apes O’Clock).
Insomnie, écriture, insomnie, écriture, etc. Comment fait-on pour dormir déjà ? Et pour marcher ? Merde, faut nourrir les Seigneurs-Chats avant qu’ils s’entre-dévorent… Comment ça un nouveau chat a débarqué ? Comment ça c’est une Dame-Impératrice-Féline ? Quoi le ménage ? La vaisselle ? La peinture ? Oooh on verra ça plus tard, t’inquiète !

Mon cerveau a dit stop et sature tout autant qu’en début d’année. Alors, j’ai laissé la couette me happer et celle-ci ne veut plus me lâcher. Alors entre dodo, méditations, yoga, dodo, insomnies, écriture (un poil, il faut bien), dodo… je lis des romans feel good qui reposent mon cerveau et font du bien (tout est relatif) à mon petit cœur. Mais promis je me rattrape bientôt avec Corine Sombrun, Mon initiation chez les chamanes – Une Parisienne en Mongolie, Ovidie, La chair est triste, hélas ! et Noémie Delattre, Journal de mon cul et de mon cœur que j’ai délaissé depuis le mois de mai…

Saturation cognitive = respecter son rythme

Mon esprit en compote m’a donc orientée vers des lectures simples et qui sont autant de baumes pour les cœurs brisés et les esprits fatigués. Alors oui, c’est sûr, il y a souvent de sacrés poncifs, des évidences qu’on aimerait ne pas relire, ne pas revoir autant, mais je pense qu’il est malheureusement nécessaire de répéter les bonnes choses et les choses les plus évidentes pour qu’elles puissent rentrer dans les caboches. Du type :

  • agir avec amour est plus puissant qu’agir avec peur,
  • prendre le temps de respirer et contempler,
  • s’émerveiller,
  • s’ouvrir à ses désirs profonds, ceux qui animent l’âme et qu’on refoule.

Lire du feel good, parfois, c’est se réorienter vers soi, s’offrir un cocon de douceurs moelleuses et savoureuses pour se reconstruire. C’est apaiser un cerveau trop agité et passer un baume chaleureux sur un cœur brisé. C’est canaliser un esprit exalté à l’excès. C’est retrouver peu à peu ses mécanismes de réflexions pour offrir un sourire sarcastique aux réflexes archaïques qui se mettent en place actuellement dans nos sociétés capitalistes à bout de souffle.

La BD en réponse à l’agitation mentale

En général, maintenant que je connais le fonctionnement de mon esprit dissipé, je sais que pour revenir à mes amours littéraires, je dois d’abord passer par la case BD (entendez la BD au sens global de livres qui mêlent images et textes et qui va de la bande dessinée franco-belge aux romans graphiques et comics en passant par les mangas et les albums jeunesse).
Cependant, en juin-juillet je n’ai pas lu énormément et la BD n’a pas été mon refuge. J’ai uniquement parcouru Les Gueules Noires de Domon et Zampano.
Récit à propos de la création d’une équipe de foot sur un ancien puits de mine et qui ressoude tout un quartier face à une entreprise qui veut démolir le lieu pour y construire une rocade. L’histoire, imprégnée de revendications sociales, m’a rapidement emportée, bien que je n’aie pas adhéré au graphisme du livre. La thématique de la lutte contre l’oppression présente dans cette lecture me donne envie de me replonger dans la série Les Vieux Fourneaux de Lupano et Cauuet ❤.

Seconde étape de récupération des facultés de concentration : les romans

J’ai d’abord été un poil (euphémisme) déçue par La Chambre des merveilles de Julien Sandrel qui est ponctué de clichés sur les femmes, ça m’a hérissé les poils que je tente d’arborer fièrement. La vie est trop courte pour s’épiler la… (clin d’œil à Malice)
L’histoire est mignonne, touchante, mais j’ai presque honte (mon âme littéraire se tord) de dire ça : j’ai préféré le film… oui, il a plus d’énergie, d’émotions que le bouquin. Sans vouloir tomber dans la caricature binaire féministe, ça se sent que le livre est écrit par un homme cis-genre blanc… et c’est bien dommage pour un roman de ce type.

Puis, je suis passée à Respire de Maud Ankaoua. Elle m’avait conquise avec Kilomètre Zéro et celui-ci est dans la même veine. J’ai respiré en lisant ce roman et c’est exactement l’effet que je lui demandais. Bon, j’avoue, je ne me souviens plus du tout de la trame. C’est un de mes défauts, j’oublie un livre dès que je l’ai terminé. Si je vous dis que je me souviens uniquement que le personnage central du roman est un homme et… et c’est tout en fait, vous me croyez ? J’ai du relire la quatrième de couverture pour me remettre l’histoire en tête.
Et donc, sans vous dévoiler la trame, Respire est un roman qui invite à profiter de chaque instant comme s’il était le dernier, à embrasser sa vie pleinement, à ressentir ses émotions et à identifier ses besoins, à vivre en toute authenticité en apprenant à s’apprivoiser, dans la générosité et la bienveillance.

Entre deux feel good, je me suis arrêtée sur La Cicatrice de Bruce Lowery, que je voulais lire depuis très longtemps. Il s’agit ici d’un roman sur les turpitudes de l’enfance, sur la différence, sur la discrimination et le harcèlement scolaire. C’est un petit roman dur, mais très émouvant. Les personnages (enfants pour la majorité) sont emprunts d’une justesse à couper le souffle. Il est, je pense, dans la veine de La Guerre des Boutons et autres livres de ce type.

Pour finir juillet en beauté, le tour est venu du roman Les Mémoires d’un chat de Hiro Arikawa. Mon coup de cœur. J’aime le côté méditatif du road trip japonais avec le matou embarqué. C’est doux, c’est mignon. Seul bémol, mon esprit usé à du mal à saisir quand c’est un narrateur humain ou le chat qui raconte. Un petit effet de typo aurait allégé ma charge de lecture. 😉
Même si une partie est si triste que j’en ai versé des larmes qui nettoient l’âme à n’en plus finir, j’ai beaucoup aimé ce roman ponctué d’amitié, de chaleur humaine, de taquineries félines, de douceurs et d’explorations du Japon. Il ne faut donc pas avoir peur de se confronter à ses émotions pour se laisser nettoyer en profondeur. C’est une lecture qui dorlote les âmes endeuillées.

Et là, je viens d’entamer (et presque terminé) le sardonique (pour le moment) Un jour de David Nicholls qui cisèle les relations amoureuses comme on affute le fil d’une lame émoussée. Les deux protagonistes amoureux sont touchants de réalisme dans leur impossibilité à se retrouver au fil des années, dans le tumulte des rencontres qui ponctuent leur amitié amoureuse. Pour l’instant, c’est un bon feel good de type comédie romantique. Mon cœur tout mou se laisse bercer par les tempêtes triviales qui touchent les deux protagonistes… Par contre… tout se passe un 15 juillet (wtf! Pourquoi encore cette date ?) !

Blob, mon amour…

J’ai profité de ce temps pour également terminé l’excellentissime… ovni de la littérature Moi le blob, de ma rock star préférée Audrey Dussutour (non, elle ne fait pas de musique, quoique… le blob est tellement surprenant qu’il est capable de composer de la musique. Vous ne me croyez pas ? Fouillez !😅) et illustré par Simon Bailli. J’avoue que je ne sais pas dans quelle case ranger ce livre. On est à la croisée des chemins du comics/roman graphique de vulgarisation scientifique, du reportage journalistique, du journal et du manuel de cuisine… oups d’expériences scientifiques. Largement documenté (normal, l’autrice, directrice de recherches au CNRS, est également la spécialiste française du blob), cet ouvrage vous embarque dans l’histoire du blob, racontée par lui-même. Un régal que j’ai dégusté pendant plusieurs mois pour nourrir le tome 2 des Aventures d’Augustine Baudelaire qui tarde à émergé de mon esprit embrumé (le tumulte de la vie, tout ça tout ça).

Pour le mois d’août, je me suis sorti L’année du singe de Patti Smith et un ami m’a offert La Papeterie Tsubaki d’Ogawa Ito, après une discussion sur les romans feel good justement. J’ai hâte de parcourir les pages de ces derniers. Je sens que la qualité littéraire sera au rendez-vous et qu’on va monter d’un pallier au niveau stylistique.

Et vous, c’est quoi vos lectures feel good de l’été ?

Juin 22, 2022 - livres    No Comments

Faim avide – Livres émois 2

Namaste les Dévoreur.euse.s de Mondes,

Eh bien, nous y revoilà. Chaque année j’essaie de résister, chaque année j’essaie d’éviter au maximum ces lieux de débauches qui me séduisent et me happent totalement le porte-monnaie. Ben oui, il faut bien être honnête, la consommation de livres a un coût (tout est relatif) et bien que j’essaie de la limiter, je finis toujours pas craquer sur une histoire passionnante lorsque je mets les pieds dans une librairie, un salon du livres ou pire, une foire aux livres. Je vous le disais dans l’article « Livres émois » : même les médiathèques sont démoniaques pour moi puisque remplies de serpents tentateurs. Imaginez un banquet, un buffet à volonté de mets que vous raffolez et gratuits (ou presque)… Comment résister ? Moi je ne peux pas.

Et s’il n’y avait que ces lieux ! Le web regorge de livres de seconde main qui n’attendent qu’une seule chose : être adoptés pour se lover dans le creux douillet d’une étagère accueillante.

Soupirs…

Je ne me contrôlerai donc jamais…

Un début d’année raisonnable

C’est toujours lui qui profite des livres en premier

L’année avait pourtant bien commencé avec une résolution de plus et l’objectif de lire beaucoup plus que je n’achète, dix fois plus… hum. Sans commentaire. Janvier, février passent et je tiens le coup. Et puis Mars débarque, suivi d’avril et surtout de mai et juin. Voilà quatre mois inoubliables pour mon compte bancaire, surtout les deux derniers ! Mais laissez-moi vous expliquez à quel point je suis incapable de tenir cette fichue résolution…

Les deux premiers mois de cette année, j’ai su prendre le temps de réfléchir avant chaque achat au point que j’ai réussi, par trois fois, à entrer dans une librairie et à en ressortir les mains vides. Si vous me connaissiez, vous sauriez que c’est un exploit, notamment parce que j’ai l’impression de décevoir le/la libraire lorsque je fais ça. En ce mois de janvier mon premier argument « As-tu vraiment besoin de ce livre actuellement ? » tenait bon et je n’avais pas eu besoin d’argumenter avec moi-même. Tout allait bien.

Vint le mois de février et l’envie de terminer des séries/sagas de livres dont j’avais les premiers tomes. Après quelques passages sur des sites de ventes d’occasion (vive la second main – mon deuxième argument pour contrer l’achat d’un livre neuf), je craque et m’achète la fin de la saga de La Communauté du Sud de Charlaine Harris (vous savez, ces livres qui ont inspiré la splendide série True Blood, créée par Alan Ball) en vf et l’intégrale en vo… ben oui, il y avait une occasion à ne pas rater…

Oui, ces deux mois ont été doux comparés aux suivants, grâce aux sites de vente d’occasion…

Avril, la foire aux livres de Paimpont

Première partie des livres choisis à Paimpont

Alors là, pour parler buffet à volonté et quasiment gratuit, on y va ! Et comme j’ai des goût hyper éclectiques, je me suis lâchée. Voyez vous-même, près d’une trentaine de livres pour une modique somme. Le plus onéreux valait 2€. Bref…

La suite des livres dénichés à Paimpont

Une foire aux livres, pour moi, c’est une plus grande tentation encore qu’une maison de pain d’épices pour Hansel et Gretel, ou qu’un crocodile perdu au milieu d’une horde de fourmis magnans affamées. J’achèterais tout ! Alors, je respire, je me concentre et tente de ne prendre que l’essentiel. Mais c’est quoi l’essentiel, quand on est curieux et insatiable de nouveautés (et pas que ; ma mémoire de poisson rouge me permet de relire un livre déjà lu plusieurs fois…)

Mai, le salon des Forges Obscures (salon du polar de Trith Saint-Léger), deuxième édition

Le butin lors des Forges Obscures

Alors, ce n’est pas la thématique qui m’attire le plus en salon, je suis, de loin, beaucoup plus habituée aux salons de l’imaginaire, bien que je lise des polars aussi, en bonne fan d’Arsène Lupin, le contraire serait dommage. Mais là, le salon des Forges Obscures est organisé par deux ami.e.s de longue date et j’avais une nouvelle fois envie de marquer le coup en allant les soutenir en chair et en os. Surtout qu’après deux années de crise sanitaire, la deuxième édition a eu bien du mal à voir le jour. Alors quelle joie de parcourir ce théâtre animé de voix multiples de semeur.euse.s d’énigmes, et, il faut le dire, de cadavres, parfois bien mystérieux. L’ambiance est fun et légère, malgré la noirceur de la thématique…

Mise en scène macabre au salon des Forges Obscures

Les auteurs de maisons d’édition côtoient les auto-édités de façon égalitaire. Pas de jaloux. Pas de concurrence. Que du partage. De toute façon, toutes les ventes passent par l’unique libraire des lieux. J’y ai donc eu la joie de rencontrer Caroline Carton et ses thrillers fantastico-horrifiques et Frédéric Lyvins, qui joue dans la classe horreur et pulp jusqu’à danser de la plume avec Graham Masterton himself. Question célébrité, cette année, l’invité d’honneur n’est autre que le timide Franc Thilliez à la plume toujours affûtée.

L’affiche de la deuxième édition du salon des Forges Obscures

Je m’en sors avec six livres achetés et ma comparse avec trois – et c’est sans compter avec les quatre qu’elle m’a offert plus tard (ils ne venaient pas du salon ceux-là…) De tout cela, j’ai déjà dévoré la moitié puisque j’étais en vacances à ce moment-là, et je ne me suis pas privée d’en lire deux des trois sélectionnés par ma comparse, dont l’excellent Enfermé.e, de Jacques Saussey.

Les deux livres acquis par ma comparse que j’ai déjà lus

Merci à Élo et Seb’ pour ce chouette, mais trop court moment. J’aurais vraiment aimé pouvoir assister à la table ronde. Promis, l’année prochaine, je la fais plus longue !

Juin, le salon des Étonnants Voyageurs

C’était la première que je faisais un salon de cette envergure et je ne suis vraiment pas sûre de renouveler l’expérience, malgré de chouettes rencontres. Déjà l’entrée est chère (heureusement que j’avais une invitation – merci Lucca Éditions) et puis : trop de stands, trop de monde, trop de bruit… donc trop de stimulations pour moi = saturation sensorielle. Youpi ! J’étais ravie de retrouver le calme de ma maison après ce salon. Oui, ça fait plaisir de voir tout ce brassage de genres, styles, mais ce n’est clairement pas ma came, d’autant plus que le lieu est une véritable étuve pas aérée.

Les livres de Lucca Éditions trouvés aux Étonnants Voyageurs

En tout cas, comme d’hab’ avec la littérature de l’imaginaire, de bons échanges avec Lucca Éditions et ses éditrices, Gulf Stream (éditrices et autrices), avec Critic (libraires et éditeurs), avec Transboréal, avec Pierre Bordage ou Morgan of Glencoe qui ne tarit pas de conseils pour l’autrice en arbres que je suis. Bon… Je n’étais pas venue seule et, à nous deux, nous repartons avec pas moins de onze livres >_<, mais cette fois, je ne suis pas en vacances, alors ces mondes-là devront attendre patiemment avant que je les déguste avidement.

Vous reprendrez bien encore un p’tit livre, n’est-ce pas ?

Tout cela pour dire que les livres sont ma vie, je pourrais passer ma vie à lire et grignoter ces mondes réels et imaginaires avec délectation. C’est la passion la plus dévorante que j’aie et vue ma compulsion à l’achat, elle n’est pas prête d’être étouffée, malgré ma volonté à vouloir absolument freiner ma consommation envahissante.

N’allez pas croire que ces livres sont des caprices. Non, non. Chacun renferme un univers, un monde prêt à m’accueillir, prêt à être dévoré goulûment. Il n’attend que le bruit du froissement de ses propres pages et du souffle haletant du lecteur vorace de mots/maux ! Et j’aime tant me projeter dans ces moments de pause dans le quotidien, loin de notre dure réalité. C’est de toute façon ce que je clame dans « Livres émois » et ce n’est pas près de changer, même si je ferai tout pour me restreindre au maximum…. Si je compte, j’en suis aujourd’hui à plus de 80 livres en 6 mois. Mais quand aurai-je le temps de tout lire ? Quand ? Les journées ne sont pas assez longues. La vie non plus…

Comme le tweetait si bien Stephen King le 18 juin 2022 : « So much to watch. So much to read. So little time. » Alors, je vais rester zen… je l’espère… au moins quelques semaines. 😉

Avr 21, 2018 - Bribes de vies    1 Comment

Hier, j’ai eu le reading blues

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé d’avoir une belle session de déprime après avoir fini un livre. J’ai régulièrement cette sensation de vide après avoir terminé une série dont j’ai enchaîné le grand nombre d’épisodes très vite. Les personnages sont devenus mes amis et ne plus pouvoir les retrouver parce que la série est terminée, c’est presque comme perdre un proche. Oui, j’exagère, mais le sentiment est plutôt fort. Une déprime plutôt difficile s’empare de nous. Heureusement, elle ne perdure pas très longtemps. Notre façon de dissocier la fiction de la réalité nous permet d’apaiser la douleur de la perte de l’ami imaginaire et de se rassurer avec notre routine et nos aventures exotiques. 😉 Read more »