Articles by " Jessie"

213. Le climat. Try better next time.

213. C’est le chiffre du jour.
213.
Je n’en reviens pas encore.

213 semaines que Greta Thunberg a commencé sa grève pour le climat*, qu’elle est sortie du système scolaire de son pays pour alerter la planète sur l’urgence climatique. Je hurle. À l’intérieur, je hurle. C’est comme ça que s’exprime ma souffrance et ma révolte, elle est représentée par un cri muet.

L’école n’est même pas un moyen de pression… 4 ans… fuck! Tant que ça ne touche pas l’économie, le pouvoir d’achat, ou sa petite personne, tout le monde s’en fout et ça me débecte. Je hurle en silence.

213 semaines, la liberté des uns s’arrêtent là où crèvent les autres.

Plus de 4 ans. Et j’ai l’impression que rien ne bouge là-haut. Oh pas dans les sphères célestes, il ne m’appartient pas de les juger, mais sur Terre, du côté de ceux qui siègent au sommet de la chaîne alimentaire (financière) et qui ne respire que le profit.

Je suis en colère. J’ai quelque chose en travers de la gorge qui m’étouffe depuis des semaines et des semaines et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Je sais que je fais de l’éco-anxiété (en ce moment ça tourne plus au désespoir même), que je me terre régulièrement loin du monde pour ne pas subir les vagues de paniques diffusées par les médias, mais aussi celles de mon entourage, aussi positif se veut-il. Mais là, je n’en peux plus de lire les commentaires de ceux qui veulent profiter de la vie au dépend des autres. La liberté des uns s’arrêtent là où crèvent les autres (#fifa #worldcup2022 #qatar).

C’est exactement ce qui va se généraliser dans quelques années. Et n’allez pas vous focaliser sur 2050, même si la limite est proche. Étant donné l’été que nous avons eu en Europe (s’il n’y avait que l’Europe), on voit qu’on vit déjà dans ce réchauffement global. C’est déjà ce qui se passe.

Je vis en Brocéliande et même la forêt magique a partiellement brûlé pendant plusieurs jours. Où va-t-on quand la Bretagne, cette région soit-disant pluvieuse de France, se retrouve en vigilance sécheresse et voit ses arbres carboniser ? Et encore, nous ne sommes pas à plaindre. Les réfugiés climatiques ne devraient pas tarder à arriver. Si je vous dis que je suis en train d’essayer de me former pour pouvoir les accueillir, vous me croyez ?

213 semaines de grève pour le climat

Alors on pourra prétexter ce qu’on veut, le cycle de la Terre, celui du Soleil ou d’un autre astre sorti d’un chapeau de magicien ou du télescope James Webb (ses jolis clichés nous font tellement rêver d’un ailleurs utopique), mais dans le concret, il y a des gens qui meurent pour que d’autres puissent faire 3 fois le tour du globe en jet privé en 1 semaine (#bernardarnault – suivez le : https://twitter.com/laviondebernard) ou exploiter le sol de zones protégées (#total). Sans compter ceux qui brevettent les semences et les rendent stériles, comme nos sols (#bayer #mosanto). Est-ce que j’exagère ? Peut-être. Est-ce que j’ai des chiffres précis, je n’ai même pas envie de vérifier. Je sais qu’ils sont déjà bien au-delà de ce que j’exprime et pas parce que je suis catastrophiste, mais bien parce que je suis utopiste et espère chaque jour avoir ma dose de nouvelles qui illuminent ma vie et l’avenir.

Alors aujourd’hui, en voyant la photo hebdomadaire de Greta, j’ai compris. J’avais besoin de l’ouvrir, de ne plus contenir cette colère, mais de la laisser s’exprimer. Je ne suis pourtant pas une adepte des coups de gueule, j’aime plutôt les coups de foudre, plus bienveillants à mon âme compassionnelle. Mais j’ai juste envie de hurler ma souffrance, celle qui m’étrangle depuis des semaines et que j’essaie d’étouffer tant bien que mal. Et si ça vous dérange, tant pis. J’ai besoin d’extirper ce mal-être de ma gorge. Et vous n’êtes pas obligé de me lire.

La perfection n’existe pas

Tic tac, l’horloge tourne. L’anthropocène, ou comment l’être humain fait dégénérer le monde. Et chacun, avec ses gestes de colibris peut faire avancer l’horloge du climat dans le bon sens. Vous savez très bien quels sont ces gestes qu’on rechigne tous à faire, parce que c’est long et chiant : l’huile de palme, le soja pour nourrir les bestiaux qui vous (pas moi) nourriront (sans parler de la souffrance animale associée), le plastique, les déchets, les balades en avion, les balades en jet, le fast tourism, la fast fashion, la climatisation de stades dans une région désertique et caniculaire… pour ne citer qu’une partie de ce qui nous consume tous. On marche sur la tête et on va direct dans le mur.

Moi aussi, j’ai des progrès à faire, je le sais. Comme chacun d’entre nous. Personne n’est parfait. Mais comme le faisait remarquer il n’y a pas si longtemps encore Camille Étienne (@grainedepossible) « nous n’avons pas le temps d’être parfaits ! » Alors agissons, chacun à notre niveau, on peut tous faire quelque chose. Alors toi, oui toi, va ramasser les déchets qui volent sur ton trottoir, c’est encore la tâche la plus facile à faire entre toutes, tu éviteras peut-être à une tortue de se coincer les pattes dans un morceau de plastique.

213 semaines… Je rêve d’utopie : Try better next time.

Je rêve d’un monde respectueux. D’un retour à la terre. D’une vie naïve comme les peuples premiers. D’une vraie relation avec le Vivant. Respectueuse, bienveillante. Nous sommes une partie du Vivant. J’aime à m’imaginer plongeant mes mains dans les entrailles de la Terre et ressentant son cœur battre à la place du mien. Serais-je moins en colère ? Serais-je encore plus résiliente ? Qu’éprouverais-je devant mon hôte destructeur ?

Je rêve d’utopie. Je rêve de douceur et de bienveillance. Je rêve d’humanité (merci au planning familial pour sa belle campagne inclusive). Je rêve d’acceptation, de tolérance, de respect et de compassion.

Alors oui, il se peut qu’un jour, il nous pousse des nageoires et qu’on se retrouve à un endroit, loin d’ici, au milieu de l’océan.** Retour aux origines, dans le ventre de la Mère-Terre, Gaïa. On remet les pendules à zéro et on recommence, parce que, dans son immense mansuétude, elle nous aura accordé une seconde chance. On aura appris de nos erreurs et on formera un peuple soudé qui respecte ses scientifiques et ses lanceur.euse.s d’alerte. Un peuple d’amour dont le cri puissant et bienveillant raisonne l’être humain et le façonne à son image. Un peuple qui respecte le Vivant.

Oui, on fera mieux la prochaine fois**. C’est sûr, on fera mieux.

Pour ma part, je retourne à mes utopies, à mes histoires de dragons et d’enfant-double ainsi qu’à mon jardin (qu’il soit des délices ou riche en fruits et légumes).

Prenez soin de vous.

* School strike for climate, Skolsrejk för Klimatet – Merci Greta pour ton engagement incroyable qui me pousse à l’admiration.

** Texte librement adapté de la chanson « Try better next time » du groupe Placebo.
« There’s a spot in the ocean, that’s where we’ll meet,
Somewhere faraway where fish can nibble at our feet.
And we can grow fins, go back in the water,
Grow fins, go back in the water… »
« Try better next time », Never let me go, Placebo, 2022.

Juil 7, 2022 - livres    No Comments

Stupeur, ou le début de la police scientifique

Namaste les Dévoreureuses de Mondes,

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une lecture particulière et d’une maison d’édition que j’affectionne beaucoup. Oui, certain.e.s d’entre eux vous diront sûrement que je ne suis pas très objective, mais j’ai vraiment envie de mettre en avant le travail de ces éditrices de talent, parce qu’il me touche. Elles savent choisir des textes qui me parlent et m’intéressent.

Logo de Lucca Éditions

Lucca édition ou l’immersion dans la vulgarisation scientifique par l’imaginaire.

Oui, lier la littérature jeunesse et l’imaginaire à la vulgarisation scientifique, c’est possible, et quoi de mieux qu’apprendre en s’amusant. C’est un peu l’idée de cette maison d’édition de Lille et je suis à chaque fois en joie de découvrir leurs nouvelles publications même si, comme chacun.e, j’ai mes favoris et mes sciences préférées.
Alors non, il ne s’agit pas uniquement de sciences dures (mathématiques, physique…), les éditrices choisissent également des textes en relation avec les sciences humaines (histoire, anthropologie…) et cette variété de thématiques n’a d’égale que l’hétérogénéité des cibles de leurs publications : du lectorat jeune via des albums magnifiquement illustrés au young adult en passant par des romans plus courts dédiés aux lecteurices débutants. Et je ne vous parle même pas de la multiplicité des genres : science-fiction et space opera, policier, aventure s’y côtoient. De quoi satisfaire un large lectorat. Allez jeter un œil à leur catalogue, vous vous ferez vite un avis.

Stupeur, ou la découverte des balbutiements de la police scientifique au début du XXe siècle.

20220707 - Couverture du livre Stupeur par Julie Chibbaro

Résumé

Prudence Galewski, immigrée juive de 16 ans, s’ennuie à l’école de jeunes filles. Elle qui ne rêve que de sciences et s’interroge sur à peu près tout et, en particulier, sur cet agglomérat de petites choses qui nous constitue, les cellules. L’été dernier, elle a même confirmé ce rêve en devenant l’assistante de sa mère qui exerce en tant que sage-femme. À l’école de jeunes filles, elle n’y apprend qu’à devenir une future épouse ou, au mieux, une secrétaire, alors elle désespère. Mais les temps sont durs, l’argent se fait rare. Alors Prudence décide de chercher du travail et ça tombe bien, le poste idéal est à sa portée : assister Mr Soper, ingénieur sanitaire, qui enquête sur une étrange épidémie à Long Island.

Petite analyse

Ce livre nous propose une immersion dans l’investigation scientifique. Construit comme un polar, nous partons à la recherche du premier patient zéro de notre histoire : il contamine, mais n’est pas malade. Vous l’aurez compris, ce livre est basée sur une histoire vraie. La majorité des protagonistes ont réellement existé. Cependant, la création du personnage de Prudence offre à la narration une touche romanesque qui nous permet d’entrer au cœur de l’aventure. Nous y suivons ses questionnements d’adolescente hors-norme, qui ne colle pas au moule dans lequel une femme devrait être éduquée, surtout à cette époque, et le début de ses émois amoureux. Prudence est une héroïne à la fois intelligente, singulière et féministe, ce qui facilite l’entrée dans le roman.
Je n’aime pas vraiment la littérature jeunesse qui prend les enfants pour des abrutis, en simplifiant le style à outrance ou en censurant des éléments narratifs. En général, j’ai également du mal avec les récits à la première personne, ils sont de plus en plus fréquents et ce choix narratif, bien que facile d’accès pour la personne qui lit le récit, n’est pas toujours judicieux. Il donne parfois l’impression que l’auteurice saute sur la simplicité au lieu de réfléchir aux différents points de vue de l’histoire.
Pourtant, aucun souci pour ce livre. Avec Stupeur, j’ai pu constater que le travail de traduction est ciselé à la perfection. La plume de la traductrice rend vraiment hommage au travail de l’autrice : le jeu avec les temps est très intéressant et donne une véritable continuité chronologique au récit. Elle permet de visualiser parfaitement la jeune héroïne qui s’assoit le soir pour rédiger, raconter sa journée (au passé) et y ajouter ses analyses et questionnements (au présent). Cette temporalité rend réaliste notre façon de percevoir le monde, nos actions et nos interactions, parfois réflexes, et les interrogations qui peuvent surgir plus tard, lorsque nous avons le temps d’y réfléchir posément.
J’ai lu à plusieurs endroits sur le net, les réseaux ou dans divers commentaires, que la cohérence temporelle de ce récit était mauvaise, incompréhensible et j’en ai été fort surprise.
Parfois, je me demande ce que recherchent les lecteurices pour faire des commentaires incendiaires sur un style affûté d’une traduction qui honore le texte de l’autrice de la version originale.
Parfois, je me dis que les lecteurices recherchent de plus en plus la simplicité, comme s’iels allumaient leur télé le soir en mode lavage de cerveau et ça m’attriste, parce qu’à défaut de lectorat, c’est ce genre de très bonnes publications que l’on risque de voir disparaître.

Un bel objet

En plus de son excellent contenu, ce livre est un magnifique objet, garni d’une splendide couverture aux ornements dorés et d’illustrations très bien réalisées, ce qui n’est pas pour me déplaire, puisque j’aime autant regarder, toucher les livres que les lire (ou les sentir). Et les ressentir…

Vous l’aurez compris, Stupeur est une superbe publication de la maison d’édition Lucca Éditions, signée Julie Chibbaro et traduite par Hermine Hémon. Si vous vous intéressez au début des enquêtes scientifiques, c’est le roman policier historique qu’il vous faut.

Informations techniques

Autrice : Julie Chibbaro
Traductrice : Hermine Hémon
Illustrations : Jean-Marc Supervisée Sovak et Louis Diallo
Couverture : Noëmie Chevalier
Chez Lucca Éditions

N’hésitez pas à me dire en commentaires si vous avez aimé ce livre.
À bientôt pour de nouvelles aventures, d’ici là, prenez soin de vous.

Juin 22, 2022 - livres    No Comments

Faim avide – Livres émois 2

Namaste les Dévoreur.euse.s de Mondes,

Eh bien, nous y revoilà. Chaque année j’essaie de résister, chaque année j’essaie d’éviter au maximum ces lieux de débauches qui me séduisent et me happent totalement le porte-monnaie. Ben oui, il faut bien être honnête, la consommation de livres a un coût (tout est relatif) et bien que j’essaie de la limiter, je finis toujours pas craquer sur une histoire passionnante lorsque je mets les pieds dans une librairie, un salon du livres ou pire, une foire aux livres. Je vous le disais dans l’article « Livres émois » : même les médiathèques sont démoniaques pour moi puisque remplies de serpents tentateurs. Imaginez un banquet, un buffet à volonté de mets que vous raffolez et gratuits (ou presque)… Comment résister ? Moi je ne peux pas.

Et s’il n’y avait que ces lieux ! Le web regorge de livres de seconde main qui n’attendent qu’une seule chose : être adoptés pour se lover dans le creux douillet d’une étagère accueillante.

Soupirs…

Je ne me contrôlerai donc jamais…

Un début d’année raisonnable

C’est toujours lui qui profite des livres en premier

L’année avait pourtant bien commencé avec une résolution de plus et l’objectif de lire beaucoup plus que je n’achète, dix fois plus… hum. Sans commentaire. Janvier, février passent et je tiens le coup. Et puis Mars débarque, suivi d’avril et surtout de mai et juin. Voilà quatre mois inoubliables pour mon compte bancaire, surtout les deux derniers ! Mais laissez-moi vous expliquez à quel point je suis incapable de tenir cette fichue résolution…

Les deux premiers mois de cette année, j’ai su prendre le temps de réfléchir avant chaque achat au point que j’ai réussi, par trois fois, à entrer dans une librairie et à en ressortir les mains vides. Si vous me connaissiez, vous sauriez que c’est un exploit, notamment parce que j’ai l’impression de décevoir le/la libraire lorsque je fais ça. En ce mois de janvier mon premier argument « As-tu vraiment besoin de ce livre actuellement ? » tenait bon et je n’avais pas eu besoin d’argumenter avec moi-même. Tout allait bien.

Vint le mois de février et l’envie de terminer des séries/sagas de livres dont j’avais les premiers tomes. Après quelques passages sur des sites de ventes d’occasion (vive la second main – mon deuxième argument pour contrer l’achat d’un livre neuf), je craque et m’achète la fin de la saga de La Communauté du Sud de Charlaine Harris (vous savez, ces livres qui ont inspiré la splendide série True Blood, créée par Alan Ball) en vf et l’intégrale en vo… ben oui, il y avait une occasion à ne pas rater…

Oui, ces deux mois ont été doux comparés aux suivants, grâce aux sites de vente d’occasion…

Avril, la foire aux livres de Paimpont

Première partie des livres choisis à Paimpont

Alors là, pour parler buffet à volonté et quasiment gratuit, on y va ! Et comme j’ai des goût hyper éclectiques, je me suis lâchée. Voyez vous-même, près d’une trentaine de livres pour une modique somme. Le plus onéreux valait 2€. Bref…

La suite des livres dénichés à Paimpont

Une foire aux livres, pour moi, c’est une plus grande tentation encore qu’une maison de pain d’épices pour Hansel et Gretel, ou qu’un crocodile perdu au milieu d’une horde de fourmis magnans affamées. J’achèterais tout ! Alors, je respire, je me concentre et tente de ne prendre que l’essentiel. Mais c’est quoi l’essentiel, quand on est curieux et insatiable de nouveautés (et pas que ; ma mémoire de poisson rouge me permet de relire un livre déjà lu plusieurs fois…)

Mai, le salon des Forges Obscures (salon du polar de Trith Saint-Léger), deuxième édition

Le butin lors des Forges Obscures

Alors, ce n’est pas la thématique qui m’attire le plus en salon, je suis, de loin, beaucoup plus habituée aux salons de l’imaginaire, bien que je lise des polars aussi, en bonne fan d’Arsène Lupin, le contraire serait dommage. Mais là, le salon des Forges Obscures est organisé par deux ami.e.s de longue date et j’avais une nouvelle fois envie de marquer le coup en allant les soutenir en chair et en os. Surtout qu’après deux années de crise sanitaire, la deuxième édition a eu bien du mal à voir le jour. Alors quelle joie de parcourir ce théâtre animé de voix multiples de semeur.euse.s d’énigmes, et, il faut le dire, de cadavres, parfois bien mystérieux. L’ambiance est fun et légère, malgré la noirceur de la thématique…

Mise en scène macabre au salon des Forges Obscures

Les auteurs de maisons d’édition côtoient les auto-édités de façon égalitaire. Pas de jaloux. Pas de concurrence. Que du partage. De toute façon, toutes les ventes passent par l’unique libraire des lieux. J’y ai donc eu la joie de rencontrer Caroline Carton et ses thrillers fantastico-horrifiques et Frédéric Lyvins, qui joue dans la classe horreur et pulp jusqu’à danser de la plume avec Graham Masterton himself. Question célébrité, cette année, l’invité d’honneur n’est autre que le timide Franc Thilliez à la plume toujours affûtée.

L’affiche de la deuxième édition du salon des Forges Obscures

Je m’en sors avec six livres achetés et ma comparse avec trois – et c’est sans compter avec les quatre qu’elle m’a offert plus tard (ils ne venaient pas du salon ceux-là…) De tout cela, j’ai déjà dévoré la moitié puisque j’étais en vacances à ce moment-là, et je ne me suis pas privée d’en lire deux des trois sélectionnés par ma comparse, dont l’excellent Enfermé.e, de Jacques Saussey.

Les deux livres acquis par ma comparse que j’ai déjà lus

Merci à Élo et Seb’ pour ce chouette, mais trop court moment. J’aurais vraiment aimé pouvoir assister à la table ronde. Promis, l’année prochaine, je la fais plus longue !

Juin, le salon des Étonnants Voyageurs

C’était la première que je faisais un salon de cette envergure et je ne suis vraiment pas sûre de renouveler l’expérience, malgré de chouettes rencontres. Déjà l’entrée est chère (heureusement que j’avais une invitation – merci Lucca Éditions) et puis : trop de stands, trop de monde, trop de bruit… donc trop de stimulations pour moi = saturation sensorielle. Youpi ! J’étais ravie de retrouver le calme de ma maison après ce salon. Oui, ça fait plaisir de voir tout ce brassage de genres, styles, mais ce n’est clairement pas ma came, d’autant plus que le lieu est une véritable étuve pas aérée.

Les livres de Lucca Éditions trouvés aux Étonnants Voyageurs

En tout cas, comme d’hab’ avec la littérature de l’imaginaire, de bons échanges avec Lucca Éditions et ses éditrices, Gulf Stream (éditrices et autrices), avec Critic (libraires et éditeurs), avec Transboréal, avec Pierre Bordage ou Morgan of Glencoe qui ne tarit pas de conseils pour l’autrice en arbres que je suis. Bon… Je n’étais pas venue seule et, à nous deux, nous repartons avec pas moins de onze livres >_<, mais cette fois, je ne suis pas en vacances, alors ces mondes-là devront attendre patiemment avant que je les déguste avidement.

Vous reprendrez bien encore un p’tit livre, n’est-ce pas ?

Tout cela pour dire que les livres sont ma vie, je pourrais passer ma vie à lire et grignoter ces mondes réels et imaginaires avec délectation. C’est la passion la plus dévorante que j’aie et vue ma compulsion à l’achat, elle n’est pas prête d’être étouffée, malgré ma volonté à vouloir absolument freiner ma consommation envahissante.

N’allez pas croire que ces livres sont des caprices. Non, non. Chacun renferme un univers, un monde prêt à m’accueillir, prêt à être dévoré goulûment. Il n’attend que le bruit du froissement de ses propres pages et du souffle haletant du lecteur vorace de mots/maux ! Et j’aime tant me projeter dans ces moments de pause dans le quotidien, loin de notre dure réalité. C’est de toute façon ce que je clame dans « Livres émois » et ce n’est pas près de changer, même si je ferai tout pour me restreindre au maximum…. Si je compte, j’en suis aujourd’hui à plus de 80 livres en 6 mois. Mais quand aurai-je le temps de tout lire ? Quand ? Les journées ne sont pas assez longues. La vie non plus…

Comme le tweetait si bien Stephen King le 18 juin 2022 : « So much to watch. So much to read. So little time. » Alors, je vais rester zen… je l’espère… au moins quelques semaines. 😉

Juin 13, 2022 - livres    No Comments

Livres émois

Namaste les Dévoreur.euse.s de Mondes,

Les livres et moi, les livres émois. Les accumuler, les sélectionner. Les caresser, les dévorer. Les empiler, les ranger. Les observer, les aimer.

J’adore être entourée de livres et je les accumule. J’achète. Parfois compulsivement. Ça pourrait ressembler à une collection, mais c’est bien plus que ça. Chacun d’entre eux est un compagnon passé, présent ou futur. C’est tout un tas d’imaginaires à découvrir, d’amis à rencontrer, une multitude d’univers à parcourir, des aventures à vivre par procurations, autant de Mondes à dévorer.

D’une certaine façon, je me projette dans l’univers de l’auteurice dès que j’effleure une couverture qui m’interpelle. Ses mots s’immiscent dans ma peau et pénètrent mon corps. Ils m’affament et me dévorent de l’intérieur avant même que je n’ai pu les effeuiller.

D’année en année, mes PAL s’accroissent… débordent…

Depuis que je suis en âge de faire mes propres achats en solitaire, j’achète compulsivement des livres. J’évite d’entrer dans une librairie autant que de jouer à des jeux vidéos. Si je franchis le pas, un effort extrême est nécessaire pour que je parvienne à résister. Achat ou jeu.

Une partie de ma collection des fleurs du mal

Parfois, j’ai focalisé mes achats sur un ouvrage en particulier. Ainsi, je possède plus d’une dizaine d’exemplaires des Fleurs du Mal, un peu moins de Dracula… et probablement plusieurs centaines de livres sur les vampires (ma grande passion ; même si je n’en retiens pas grand chose). C’est mon truc. En ce moment, j’évite même de craquer sur l’œuvre complète de Maurice Leblanc, Arsène Lupin (The love of my life), afin que mes proches ne soient pas saturés de mes lubies, si je puis les nommer ainsi. Et puis, les livres, ça prend de la place…

Un buffet à volonté…

Imaginez-moi dans une médiathèque : le paradis… il n’est plus question de compte en banque, c’est un buffet à volonté quasiment gratuit. Une frénésie d’emprunts me gagne régulièrement et je ressors de la médiathèque avec des livres à ne plus savoir en porter, que je rendrai sans doute en retard…

La seule frustration, c’est que je suis obligée de retourner chacun de ceux qui m’ont émerveillée. Et il y en a tellement que je me retiens de les acheter. J’essaie de me focaliser sur ceux que je ne trouve pas près de chez moi, sur les nouveautés, sur des auteurs peu médiatisés, des petites maisons d’édition. Mais je finis toujours par craquer.

Des piles à lire à n’en plus finir

Pour vous dire, j’ai déjà acheté plus de 80 livres en même pas 6 mois… la majorité d’occasion, c’est sûr, mais quand même… Et qu’en est-il du temps pour les lire ?

Quand j’étais ado, ma pile à lire (PAL pour les initiés) se comptait en livres, quelques années plus tard, en nombre de cartons, aujourd’hui, elle se compte en nombre d’étagères. Comment trouverais-je le temps de lire tout cela avant ma mort, en plus des nouveaux à découvrir ?

Alors, chaque année je me défie pour éviter la surconsommation (parce que les livres, c’est aussi du papier, des arbres qu’on abat pour notre plaisir) : lire plus que j’achète (reçois ou troque), lire deux fois, trois plus…

Cette année, je souhaitais me contraindre d’acheter un livre lorsque j’en aurais lu dix… autant dire que l’objectif va être très compliqué à atteindre, à moins de ne lire que des mangas ou des bandes dessinées (oui, ce sont des vrais livres, j’ajouterais que ce sont des livres qui aident à la focalisation de l’attention, lorsqu’on a un esprit qui file, devient rapidement insaisissable, parce que vite parasité par tout un tas de pensées).

Soupirs…

Amours inconditionnelles

Alors oui, beaucoup ne comprennent pas que j’amasse ces livres et se gaussent de mes amis imaginaires et de papier, parce que j’aime me préparer des PAL et me projeter dans la lecture des mondes de ma nouvelle pile. J’anticipe les émotions, le bonheur que je ressentirai à parcourir leurs pages. Pour moi, ils sont un réconfort permanent, un refuge éternel, ils m’aident à affronter le monde, m’aident à expérimenter des vies que je ne vivrai jamais (vive les dragons). Ils me rassurent et je plonge régulièrement dans une boulimie qui me fait oublier l’existence et les êtres de chair et de sang qui m’entourent. Chaque être de papier devient un ami réconfortant ou un ennemi à combattre pour la journée…

Quand je regarde les volumes qui tapissent ma chambre, mon bureau ou mon salon, et que je songe à chacun d’entre eux, je m’imagine en train de caresser leur page, de leur accorder le temps qu’ils réclament tous. Pourtant, je sais qu’au rythme où je les lis, où je les reçois, où je les emprunte, je ne réussirai jamais à tous les lire avant ma mort. Alors mon cœur se tord comme si j’allais délaisser ceux que je n’aurai pas dévorés… comme un ami abandonné, livré à lui-même, sur le bord du chemin.

Peut-être pourrais-je les emporter avec moi dans l’autre monde. Ils me feront de fiers compagnons dans l’au-delà et je serai, à tout jamais, la gardienne de leurs maux…

Jan 11, 2022 - Bribes de vies    No Comments

2022 : S’offrir un cocon de douceur en refuge apaisant

2021 - Amou à Saint-Péran

Namaste cher.ère Dévoreur.euse de Mondes,

Poser des mots justes sur des intentions authentiques et bienveillantes, voilà ce que m’inspire ce nouveau début d’année, malgré la torpeur ambiante. Et de la douceur, beaucoup de douceur pour entrevoir demain comme une porte qui s’ouvre et non comme une porte qui se ferme.

De l’incertitude des vœux de la nouvelle année…

Depuis plusieurs années, je ne sais pas comment formuler mes vœux en janvier. Les convenances des fêtes de fin d’année m’insupportent de plus en plus, me mettent mal à l’aise. Mon esprit contestataire se révolte de suivre les traditions uniquement pour suivre les traditions, j’ai envie de rugir ma rébellion et de tout envoyer valser au fond d’une ravine sans fond.
Ma poitrine se serre.
À l’intérieur de moi, je me sens étouffée par l’expression de ces « bonne année ». Beaucoup souhaitent les vœux à la va-vite davantage comme un pansement qu’on arrache d’une plaie plutôt que comme un don débonnaire, altruiste et bienveillant. « Allez hop, ça c’est fait et on n’en parle plus ! » Et c’est de pire en pire à mesure que je vieillis. Et plus je vieillis, plus ça me blesse. Et plus je doute…

Je pense qu’en grandissant, l’imprévisibilité de la vie nous apprend aussi que le concept du demain meilleur n’existe pas vraiment. Cette année, en particulier, j’ai beaucoup de gens malades autour de moi ou en grande difficulté sociale, et ces souhaits, même si l’intention est bonne et que je crois toujours en la force de l’interdépendance et de l’impermanence, sont difficiles à exprimer. Je ne sens pas mes vœux assez profonds, pas assez puissants. Je trouve mes mots plats, et j’exècre la platitude. J’ai peur de blesser, de remuer des couteaux profondément enfoncés dans les chairs, alors que j’aimerais vous voir sourire.

C’est peut-être mon hypersensibilité qui s’exprime, mon empathie qui déborde, peut-être que j’intellectualise trop ces quelques mots, peut-être que je devrais lâcher-prise et faire comme tout le monde et simplement offrir ces simples souhaits furtivement sans me poser de questions sur leur réception. Mais non, je n’y arrive pas. Je doute et tergiverse. Mes mots sont hésitants, je me demande beaucoup trop comment ils vont être reçus.

De l’intention quotidienne

En même temps, chaque jour est nouveau. Alors ce rituel sociétal paraît trivial, désuet et lassant. J’entends régulièrement cette analyse autour de moi. De plus en plus de personnes abandonnent cet exercice à cause de son apparente inutilité, mais souvenez-vous du pouvoir des intentions, de la force émotionnelle que peut générer un simple mot positif envoyé. Ou reçu…
Personnellement, lorsque je choisis d’envoyer une intention positive, profonde et sincère, au creux de ma poitrine, je ressens une chaleur qui se propage ensuite dans tout mon corps, et ça pétille sous ma peau diaphane comme si j’avais moi-même reçu mes propres souhaits. J’aime cette sensation. J’aime faire plaisir aux autres, les faire sourire, leur offrir de l’attention (lorsque je le peux).

Alors, j’aimerais qu’on se propage des vœux chaque jour, chaque minute, qu’on se souhaite le meilleur toute l’année et pas uniquement à un seul et unique moment… qu’on offre de douces attentions à ceux qui nous entourent chaque jour. J’ai envie que mes vœux pour vous soient une cérémonie à eux seuls, personnalisés, ciselés, authentiques. Chaque jour.
Décidément, les vœux de 2022 sont à mille lieues de ceux de 2021. J’ai presque honte, parce que j’ai vraiment failli crier ma rage, mais ma rentrée (surtout mon mardi matin) a été spéciale et me ramène à l’importance de l’entraide, du partage, de la compassion et me rappelle à quel point j’ai une place de privilégiée dans cette société occidentale.

Humilité

De la douceur et de l’amour…

L’année dernière, j’avais fait preuve de spiritualité, de philosophie… Aujourd’hui, j’ai envie de faire preuve de gratitude pour toutes les expériences que j’ai vécues. Les bonnes comme les mauvaise, parce que tout nous fait avancer. Alors, je souhaite vous offrir plus que de la simple douceur. J’ai envie de tous vous étreindre, de vous chuchoter des mots d’amour au creux de l’oreille, de répandre de la douceur dans votre cœur, de la bienveillance et de la compassion comme on saupoudrerait de sucre glace une maison en pain d’épices. De vous offrir de l’émerveillement en bouquet…

J’ai envie de hurler « À l’art ! » et qu’on offre aux artistes de tout acabit, quels que soient leurs médiums, une place digne de ce nom ! Si vous saviez à quel point l’art soigne l’âme et apaise le cœur, vous ne le relégueriez plus au dernier plan. Offrez vous des œuvres sous toutes leurs formes, des livres, des peintures, des sculptures, des photographies, des disques… Faites vivre la création ! Elle ouvre le champ des possibles. Elle nous fait rêver… Faites vivre les créateurs ! Ils nous font rêver…

Je veux de souffler sur le monde, sur le Vivant, sur vous, les mots les plus doux possibles. Que le ciel s’embrase de milliers d’étoiles scintillantes, que la voie lactée vous serve de guide dans vos jours sombres et que le Vivant soit vu, tel qu’il est et que personne n’oublie plus jamais que nous lui appartenons et pas le contraire. Nous ne sommes qu’une infime partie du Vivant. Oui, nous lui appartenons. J’ai envie d’un monde où l’économie est dévorée par la bienveillance, la douceur, le partage, l’amour… la nature.

Si je le pouvais, je vous offrirais, pour tous les jours de l’année, un cocon de douceur douce et moelleuse dans lequel on aime à se lover en souriant, rassasié d’amours partagées. Un refuge douillet qui vous réconforte et vous rassure avant de vous projeter haut, très haut vers l’infini de la galaxie.
Oui, tout n’est qu’impermanence et interdépendance…
Et j’aime à croire que mes intentions pour vous, pour cette nouvelle année, contiennent assez de puissance pour que le monde scintille de milliard étoiles. J’ai envie de voir vos regards pétiller.

Alors, que Dame Lune guide vos pas à travers vos nuits de désespoirs, que Sieur Soleil illumine vos jours d’émerveillement, que les étoiles accompagnent vos rêves les plus fous. Que la lumière du renouveau éclaire vos vies et vous montre le chemin de votre cœur, de votre âme… et de votre douceur.

Avec toute ma bienveillance…

Jan 14, 2021 - Actualité, Bribes de vies    No Comments

Vœux 2021, amour, impermanence etc. tralala : pourquoi souhaiter les vœux de la nouvelle année est devenu important pour moi (même si je ne les ai pas encore souhaités à tous) ?

Cœur dans la neige à Saint-Péran - janvier 2021
Un peu d’amour à Saint-Péran

Un nouveau champ de possible s’ouvre à nous, profitons-en, remplissons-le d’amour, de bienveillance, de respect pour le Vivant, d’art, de créations en tout genre, libérons la parole, remercions et souvenons-nous de ce/ceux qui nous a/ont fait grandir et expérimenter la vie. Chaque émotion est belle, embrassez les toutes. Vivez.

Aux chiottes 2020, on tire la chasse : bilan 2020 – Après les mots d’amour, j’ai presque honte d’avoir un titre aussi trivial, mais repartons sur de nouvelles bases.

Je dis ça, mais en réalité, pour moi, cette année 2020 n’a pas été aussi pourrie qu’elle ne l’a été pour un max de gens. Beaucoup d’entre nous ont vu leurs projets annulés ou au mieux reportés à des dates incertaines (y compris dans les associations dont je fais partie). Beaucoup ont perdu des proches, ont souffert et souffrent encore. Et c’est le cœur meurtri que je pense à chacun.

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Avr 21, 2018 - Bribes de vies    No Comments

Hier, j’ai eu le reading blues

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé d’avoir une belle session de déprime après avoir fini un livre. J’ai régulièrement cette sensation de vide après avoir terminé une série dont j’ai enchaîné le grand nombre d’épisodes très vite. Les personnages sont devenus mes amis et ne plus pouvoir les retrouver parce que la série est terminée, c’est presque comme perdre un proche. Oui, j’exagère, mais le sentiment est plutôt fort. Une déprime plutôt difficile s’empare de nous. Heureusement, elle ne perdure pas très longtemps. Notre façon de dissocier la fiction de la réalité nous permet d’apaiser la douleur de la perte de l’ami imaginaire et de se rassurer avec notre routine et nos aventures exotiques. 😉 Read more »

Hier, je me suis posée des questions sur ma santé et mon avenir professionnel et créatif.

Comment écrire quand tu doutes de chacun de tes mots ? Comment écrire quand la fatigue entrave le moindre de tes mouvements et la moindre de tes pensées ? La création n’est pas si simple, n’est pas si facile qu’elle n’y paraît. L’angoisse de la page blanche ne me mord pas, pourtant, mon corps est assoiffé de sommeil et mon esprit s’est embrumé au point de me faire douter de tout.

Je regarde Seigneur-Chat Éden du Carton. Ses yeux luisent dans la lumière. Il me fixe. Il voit. Il sait. Read more »

Hier, je me suis remise à écrire

Accumulation de B'Stiol dans un point d'interrogation - © Kisa 2017

Accumulation de B’Stiol dans un point d’interrogation – © Kisa 2017

Bon avant tout, ce n’était pas hier au sens strict, évidemment. C’était plutôt en décembre 2…
Après une séance d’évaluation de la personnalité (merci G. ^_^) pour l’efficacité du développement l’entreprise dans laquelle je suis salariée, j’ai compris que je n’avais plus le temps d’attendre, plus le temps de tergiverser, plus le temps de me mettre moi, en tant qu’individu, de côté. Je devais donc prendre en main ma vie et surtout ma vie créative.
On nous dit souvent que la vie passe vite et, même si c’est un poncif, c’est la réalité, mais la vie passe d’autant plus vite quand on s’oublie, et elle passe mal. Elle reste coincée au fond de la gorge et nous étouffe. Read more »

Hier, j’ai voulu reprendre ce blog

La B’Stiol Triyi déguisée en savant fou – © Kisa 2017

La B’Stiol Triyi déguisée en savant fou – © Kisa 2017

Sérieusement, un blog ?

Ouais, ça ne sert probablement plus à rien un blog, mais j’m’en fous ^^
Un eXutoire (j’adore mettre des X majuscules au milieu des mots, ne me demandez pas pourquoi… et non, rien avoir avec le porno !), voilà ce qu’est d’abord ce blog.
Je ne prête pas toujours attention à la forme, au style, à ma plume. J’écris ici en langage parlé et ça me va très bien parce que j’ai juste envie de cracher sur l’ordi des coups de cœur, de gueule, de blues et de les partager avec le monde, parce que je pense sincèrement, qu’un ressenti, quel qu’il soit, n’est pas aussi personnel et anodin qu’on veut bien nous le faire croire. Il peut aussi faire du bien à celui qui le lit.
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