avr 21, 2018 - Bribes de vies    No Comments

Hier, j’ai eu le reading blues

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé d’avoir une belle session de déprime après avoir fini un livre. J’ai régulièrement cette sensation de vide après avoir terminé une série dont j’ai enchaîné le grand nombre d’épisodes très vite. Les personnages sont devenus mes amis et ne plus pouvoir les retrouver parce que la série est terminée, c’est presque comme perdre un proche. Oui, j’exagère, mais le sentiment est plutôt fort. Une déprime plutôt difficile s’empare de nous. Heureusement, elle ne perdure pas très longtemps. Notre façon de dissocier la fiction de la réalité nous permet d’apaiser la douleur de la perte de l’ami imaginaire et de se rassurer avec notre routine et nos aventures exotiques. ;)

Bref, passons sur les série et revenons aux livres. Je me suis aperçue que j’avais régulièrement ce sentiment quand je terminais un livre, mais, envahie par ma vie quotidienne, je n’ai pas eu l’occasion de réfléchir à ce sujet.

Je viens de passer par une période où, en arrêt de travail, j’avais du temps devant moi. Peu d’énergie, mais du temps à ne plus savoir qu’en faire, j’avais eu du mal à lire pendant plusieurs semaines, à écrire aussi à cause de la maladie et de la fatigue qu’elle engendre, mais ce n’est pas le sujet de cet article. Cette période de stand by, m’a permis de réfléchir à beaucoup de chose, dont ce blues qui s’est emparé de moi lorsque j’ai fini le tome 3 de la Saga Harry Potter : The prisoner of Azkaban – oui, parce que je le lis en english pour me la péter.

J’ai été en repos pendant près d’un mois et demi, j’ai lu une quinzaine de livre (les BD sont des vrais livres, merde ! – Merci B.) et ce Harry Potter est le seul à m’avoir provoqué ce que j’appelle maintenant le reading blues. Même Arsène Lupin – l’amour de ma vie, n’a pas su me provoquer cet effet. C’est peut-être la chose la plus aberrante d’ailleurs.

Lorsque j’ai enfin posé ce livre sur l’étagère de mes livres à ranger et que j’ai cherché dans ma pile à lire préparée à l’avance. Rien ne me bottait. Pourtant, j’avais prévu un Stephen King – Dolores Claiborne, Un Neil Gaiman – Miroirs et fumées, un Peter Wohlleben – La Vie secrète des arbres. De bons auteurs et de bons livres en perspective. Mais non rien n’y faisait, je n’arrivais pas à entamer Dolores Claiborne, qui, écrit en langage parlé, me donnait mal aux yeux. Et l’idée de lire un essai ne me bottait pas non plus. Quant à Gaiman, que j’adore… que dis-je ? que je vénère, il me prenait déjà la tête. Non, c’était décidé, je devais changer cette pile par d’autres livres. Je n’avais plus qu’une semaine off je devais me décider.

Et je l’ai vu, en dessous de tous et il n’y eut plus que lui… Je n’avais qu’une envie lire The Goblet of Fire, le tome 4 de la saga HP. Et puis, j’ai réfléchis. Je savais qu’en anglais, je n’aurais pas assez de temps vu l’épaisseur du livre. Alors, non… Je ne voulais pas le commencer. Et puis, l’histoire m’attire moins que son prédécesseur – mon préféré. Alors j’ai changé ma pile. J’y ai mis des livres plus fins pour privilégier la quantité plutôt que la qualité. De nobles auteurs aussi… Oui… mais non. Cette idée n’a pas fonctionné non plus. Ce n’était pas ce que je recherchais.

J’ai cru un instant que Tobby Lolness, qui m’a appelée lui aussi, allait m’envoûter. Mais l’intégrale est un sacré pavé et j’avais envie de la déguster, pas de la lire en vitesse. Alors, j’ai remis ma pile dans son sens originel et… je ne l’ai pas touchée et j’ai passé ma journée à déprimer. J’avoue, je déprime encore 5 jours plus tard, je ne sais pas si c’est dû à la fin de ce livre, mais j’ai encore une boule dans la gorge. Sirius Black… [soupirs] bouhouhou. Pourquoi ???

Tout ça pour dire, que je n’ai pas su lire avant le lendemain matin. J’ai eu besoin d’un passage à vide, peut-être pour faire table rase pour pouvoir entamer une nouvelle lecture. Une espèce de purification. Et Dolores m’attendait les bras ouverts. J’ai plongé dedans… et je dois dire que j’ai été impressionnée par la façon dont j’ai été happée par le récit de cette femme. Mais chut, ce n’est pas le sujet.

Je vais pouvoir maintenant attaquer La Vie secrète des arbres qui me fait de l’œil depuis sa sortie.;)

Je sais qu’il existe d’autres livres qui m’ont produit cet effet, mais je ne me souviens plus de leur titre. Alors, de la même façon que je tiens une liste des livres que je lis, je me suis dis que j’allais tenir maintenant une reading blues list dans laquelle je compilerai tous les livres qui me provoquent aussi cette sensation, parce que je suis curieuse de la voir prendre du volume et de comparer les lectures qui me dépriment lorsque je les achève.

Et vous, avez-vous une reading blues list ?

Byebye.

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