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Fév 6, 2023 - Bribes de vies    No Comments

Don’t give up

Reprendre un blog, après plusieurs mois, voire plusieurs années d’absence.
Me mettre la pression avec des challenges personnels, professionnels, scolaires, universitaires à accomplir.
Être submergée par la quantité d’idées qui fusent dans tous les sens.
Ne pas respecter mes propres délais fixés et mes propres limites physiques, psychologiques, émotionnelles, sensorielles, relationnelles.
Péter les plombs de frustration, m’en vouloir de ne pas savoir/pouvoir me prioriser, d’avoir oublier mon essence, mon chemin de vie, ce qui me tient à cœur.
Arrêter de me morfondre, me recentrer sur moi et croire à nouveau en moi.
Ne pas abandonner, malgré les chutes, les échecs et les affres de la vie. Les expériences.
Alors, reprendre l’écriture, un blog, la création…
Ne jamais abandonner.

Ne jamais abandonner…

Ce sont les mots qui sont sortis tout seul, il y a quelques mois, presque un an alors que je m’étais fixée d’écrire un article de blog, de reprendre mes écrits en main et de m’y tenir au moins quelques temps. Un article tous les premiers quartiers de lune (même si on est le lendemain de la pleine et que je n’ai pas tenu mes propres délais)… Pourquoi pas, c’est plus light qu’un article par semaine, ça me met moins la pression. Écrire sans contrainte de thématique, sans ligne éditoriale et livrer un échantillon de ma vie d’autrice, d’écrivaillonne en arbres comme j’aime à m’appeler. C’est ma marque, c’est comme ça. Et dans ma tête, malgré les critiques reçues, cette expression n’a jamais été négative. Elle est juste moi. Riche en ramifications. Arborescence plurielle.

Retrouver la voie de soi, de sa créativité, de son écriture…

Quoi qu’on en dise, ce n’est pas toujours une question de vouloir, parfois il s’agit d’une vraie question de pouvoir. L’expression galvaudée du « quand on veut, on peut » m’exaspère au plus au point. Celleux qui la lancent, souvent comme une pique, à certains procrastinateurices, en les toisant de haut, d’un air condescendant, en grands détenteurices de la vérité, ne savent pas combien il est parfois très frustrant, d’avoir la motivation, de savoir ce qu’il y a à faire et de ne pas réussir à se mettre en mouvement. C’est un véritable malaise intérieur que d’avoir envie, réellement envie de faire quelque chose et d’avoir le cerveau qui s’embourbe pour se mettre au travail. Tout n’est que distraction, tout n’est que difficulté, tout est confus, tout est urgent, prioritaire, et tout brûle jusqu’à bouillir dans chaque cellule. Et c’est l’explosion. Plus rien n’est alors possible. C’est une impasse. Comme pétrifié, tout devient extrêmement compliqué et on se noie alors dans une mélancolie, un spleen des temps productifs, sans comprendre ce qui se passe. Anxiété…

« Et pourquoi les mots ne sortent plus ? Pourquoi je n’arrive même plus à faire la cuisine sans être submergée par toutes les étapes d’une recette ? Pourquoi tous ces autres y arrivent elleux et pas moi ? »

Oui, dans ces cas-là, parfois, ouvrir un tiroir pour prendre un couteau et éplucher une racine cabossée est une chose des plus insurmontables. Un océan se dresse entre le début et la fin de la tâche qui paraît beaucoup trop complexe. C’est comme si mon cerveau était claustré dans une cellule sans issue. C’est comme un pont suspendu sur lequel il manquerait des dizaines et des dizaines de planches ; il serait plus facile de compter les planches qui sont présentes… Merci Jessica McCabe de la chaîne YouTube How to ADHD pour cette image vraiment parlante(lien de l’épisode, ici). Je vous conseille cette chaîne, elle est précieuse (lien de la chaîne, ici).

La surcharge cognitive

Demain sera un jour meilleur. Demain je saurai organiser ma journée, je saurai même faire la recette la plus complexe sans sourciller. Aujourd’hui, mon cerveau a besoin de repos.
Eh oui, parfois, c’est pour ça que moi je procrastine. Parce que parfois, imprimer un document, c’est une tâche insurmontable et me provoque des crises d’anxiété dont vous n’avez pas idée. Et demain, je me trouverai ridicule d’avoir autant paniqué pour tâche aussi simple… L’auto-jugement est souvent sévère.
Alors demain, si l’envie vous vient de taquiner un proche d’un « quand on veut, on peut », rappelez-vous que tout ne se situe pas dans le « vouloir » et que chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. Comme vous d’ailleurs. Et qu’en fait, en psychologie, le fait de se sentir submergé par tout ce qu’on a à faire, par nos pensées et d’avoir le cerveau qui se pétrifie, ça un nom : la surcharge cognitive.

J’ai écrit cette article en mai 2022, je le reprends aujourd’hui et quelle n’est pas ma surprise de voir que je sors difficilement d’une nouvelle phase du même type et c’est ma neuropsychologue qui m’a donné le nom de mon état du moment : surcharge cognitive. J’ai répété mon schéma, alors que depuis je m’étais équilibrée. Je vous épargne les raisons de cette surcharge cognitive, mais les stress émotionnel, administratif, professionnel, artistique, créatif, universitaire, personnel, logistique se sont tous abattus d’un coup sur mes circonvolutions cérébrales.
Surcharge cognitive…

Cette expression grossière qui met en prison mon cerveau et qui joue sur l’estime de moi-même en me notifiant mon auto-déception. Ouais, la phrase est lourde, pardonnez à mon cerveau étriqué qui étouffe dans sa cage. Un bol d’air, voilà ce qu’il lui faut. De l’air, de la nature, de la marche. Un retour au corps… Et que je prenne soin de moi pour retrouver ma lumière intérieure et c’est à ça que j’ai passé mon mois de janvier (ça aussi ça devient répétitif, je penserai à partir en vacances en janvier, les prochaines années).

Don’t give up, Bright Lights, Imbolc et le retour de la lumière

Alors, pour contrebalancer cette noirceur ambiante chère au mis du, les mois noirs en breton, je vous souhaite à tous de trouver la lueur au fin fond de vos ténèbres, celle qui vous fait tenir le coup, vous accrocher à votre résilience, celle qui peut croître si on la nourrit ardemment. En ce début février, chez les celtes, on fête Imbolc, le retour de la lumière. C’est le pendant lumineux à la Samain, l’entrée dans les mois noirs. Et cette année, comme de plus en plus chaque année, nous avons besoin de lueurs pour éclairer nos chemins intérieurs et explorer l’obscurité. Dompter nos ombres, les apprivoiser, conjuguer avec elles pour les mettre en lumière et les accepter. Vivre avec elles en pleine conscience sans se laisser submerger par elles.

Je termine cet article avec un extrait du Jardin des Délices (en lien, ici), mon podcast créatif. Il s’agit du premier épisode de l’année 2023, celui que j’ai publié en guise de vœux, si je puis dire. Il se nomme « Don’t give up », comme le titre de cet article.
Voici :
« Je vous souhaite de trouver cette lueur, ce guide, cette lumière qui illuminera votre vie, de vous en saisir et de ne plus la lâcher.
Oui, don’t give up, comme le disent les anglo-saxons. C’est, depuis 2022, mon mantra en janvier, ce mois noir, en Brocéliande, où la nuit, goulûment, dévore encore le jour…
Ne pas abandonner. Croire en nos rêves, les laisser nous happer, nous élever, nous enlever à la violence inouïe de notre incarnation dans cette société à la morosité ambiante pour nous sublimer et offrir en échange une nouvelle étincelle d’espoir.
Croire en notre lumière, la laisser nous envahir intimement jusqu’à ce qu’elle pénètre nos plus infimes parcelles… corporelles… énergétiques.
Écouter le Jimini-Criquet sur notre épaule, avoir foi en lui, il sait ce que notre cœur, notre corps et notre âme réclament.
Oui, Je vous souhaite de trouver cette lueur, ce guide, cette lumière qui illuminera votre vie, de vous en saisir et de ne plus la lâcher.
Jamais. »

À bientôt pour un nouvel épisode de mes boire et déboires…

213. Le climat. Try better next time.

213. C’est le chiffre du jour.
213.
Je n’en reviens pas encore.

213 semaines que Greta Thunberg a commencé sa grève pour le climat*, qu’elle est sortie du système scolaire de son pays pour alerter la planète sur l’urgence climatique. Je hurle. À l’intérieur, je hurle. C’est comme ça que s’exprime ma souffrance et ma révolte, elle est représentée par un cri muet.

L’école n’est même pas un moyen de pression… 4 ans… fuck! Tant que ça ne touche pas l’économie, le pouvoir d’achat, ou sa petite personne, tout le monde s’en fout et ça me débecte. Je hurle en silence.

213 semaines, la liberté des uns s’arrêtent là où crèvent les autres.

Plus de 4 ans. Et j’ai l’impression que rien ne bouge là-haut. Oh pas dans les sphères célestes, il ne m’appartient pas de les juger, mais sur Terre, du côté de ceux qui siègent au sommet de la chaîne alimentaire (financière) et qui ne respire que le profit.

Je suis en colère. J’ai quelque chose en travers de la gorge qui m’étouffe depuis des semaines et des semaines et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Je sais que je fais de l’éco-anxiété (en ce moment ça tourne plus au désespoir même), que je me terre régulièrement loin du monde pour ne pas subir les vagues de paniques diffusées par les médias, mais aussi celles de mon entourage, aussi positif se veut-il. Mais là, je n’en peux plus de lire les commentaires de ceux qui veulent profiter de la vie au dépend des autres. La liberté des uns s’arrêtent là où crèvent les autres (#fifa #worldcup2022 #qatar).

C’est exactement ce qui va se généraliser dans quelques années. Et n’allez pas vous focaliser sur 2050, même si la limite est proche. Étant donné l’été que nous avons eu en Europe (s’il n’y avait que l’Europe), on voit qu’on vit déjà dans ce réchauffement global. C’est déjà ce qui se passe.

Je vis en Brocéliande et même la forêt magique a partiellement brûlé pendant plusieurs jours. Où va-t-on quand la Bretagne, cette région soit-disant pluvieuse de France, se retrouve en vigilance sécheresse et voit ses arbres carboniser ? Et encore, nous ne sommes pas à plaindre. Les réfugiés climatiques ne devraient pas tarder à arriver. Si je vous dis que je suis en train d’essayer de me former pour pouvoir les accueillir, vous me croyez ?

213 semaines de grève pour le climat

Alors on pourra prétexter ce qu’on veut, le cycle de la Terre, celui du Soleil ou d’un autre astre sorti d’un chapeau de magicien ou du télescope James Webb (ses jolis clichés nous font tellement rêver d’un ailleurs utopique), mais dans le concret, il y a des gens qui meurent pour que d’autres puissent faire 3 fois le tour du globe en jet privé en 1 semaine (#bernardarnault – suivez le : https://twitter.com/laviondebernard) ou exploiter le sol de zones protégées (#total). Sans compter ceux qui brevettent les semences et les rendent stériles, comme nos sols (#bayer #mosanto). Est-ce que j’exagère ? Peut-être. Est-ce que j’ai des chiffres précis, je n’ai même pas envie de vérifier. Je sais qu’ils sont déjà bien au-delà de ce que j’exprime et pas parce que je suis catastrophiste, mais bien parce que je suis utopiste et espère chaque jour avoir ma dose de nouvelles qui illuminent ma vie et l’avenir.

Alors aujourd’hui, en voyant la photo hebdomadaire de Greta, j’ai compris. J’avais besoin de l’ouvrir, de ne plus contenir cette colère, mais de la laisser s’exprimer. Je ne suis pourtant pas une adepte des coups de gueule, j’aime plutôt les coups de foudre, plus bienveillants à mon âme compassionnelle. Mais j’ai juste envie de hurler ma souffrance, celle qui m’étrangle depuis des semaines et que j’essaie d’étouffer tant bien que mal. Et si ça vous dérange, tant pis. J’ai besoin d’extirper ce mal-être de ma gorge. Et vous n’êtes pas obligé de me lire.

La perfection n’existe pas

Tic tac, l’horloge tourne. L’anthropocène, ou comment l’être humain fait dégénérer le monde. Et chacun, avec ses gestes de colibris peut faire avancer l’horloge du climat dans le bon sens. Vous savez très bien quels sont ces gestes qu’on rechigne tous à faire, parce que c’est long et chiant : l’huile de palme, le soja pour nourrir les bestiaux qui vous (pas moi) nourriront (sans parler de la souffrance animale associée), le plastique, les déchets, les balades en avion, les balades en jet, le fast tourism, la fast fashion, la climatisation de stades dans une région désertique et caniculaire… pour ne citer qu’une partie de ce qui nous consume tous. On marche sur la tête et on va direct dans le mur.

Moi aussi, j’ai des progrès à faire, je le sais. Comme chacun d’entre nous. Personne n’est parfait. Mais comme le faisait remarquer il n’y a pas si longtemps encore Camille Étienne (@grainedepossible) « nous n’avons pas le temps d’être parfaits ! » Alors agissons, chacun à notre niveau, on peut tous faire quelque chose. Alors toi, oui toi, va ramasser les déchets qui volent sur ton trottoir, c’est encore la tâche la plus facile à faire entre toutes, tu éviteras peut-être à une tortue de se coincer les pattes dans un morceau de plastique.

213 semaines… Je rêve d’utopie : Try better next time.

Je rêve d’un monde respectueux. D’un retour à la terre. D’une vie naïve comme les peuples premiers. D’une vraie relation avec le Vivant. Respectueuse, bienveillante. Nous sommes une partie du Vivant. J’aime à m’imaginer plongeant mes mains dans les entrailles de la Terre et ressentant son cœur battre à la place du mien. Serais-je moins en colère ? Serais-je encore plus résiliente ? Qu’éprouverais-je devant mon hôte destructeur ?

Je rêve d’utopie. Je rêve de douceur et de bienveillance. Je rêve d’humanité (merci au planning familial pour sa belle campagne inclusive). Je rêve d’acceptation, de tolérance, de respect et de compassion.

Alors oui, il se peut qu’un jour, il nous pousse des nageoires et qu’on se retrouve à un endroit, loin d’ici, au milieu de l’océan.** Retour aux origines, dans le ventre de la Mère-Terre, Gaïa. On remet les pendules à zéro et on recommence, parce que, dans son immense mansuétude, elle nous aura accordé une seconde chance. On aura appris de nos erreurs et on formera un peuple soudé qui respecte ses scientifiques et ses lanceur.euse.s d’alerte. Un peuple d’amour dont le cri puissant et bienveillant raisonne l’être humain et le façonne à son image. Un peuple qui respecte le Vivant.

Oui, on fera mieux la prochaine fois**. C’est sûr, on fera mieux.

Pour ma part, je retourne à mes utopies, à mes histoires de dragons et d’enfant-double ainsi qu’à mon jardin (qu’il soit des délices ou riche en fruits et légumes).

Prenez soin de vous.

* School strike for climate, Skolsrejk för Klimatet – Merci Greta pour ton engagement incroyable qui me pousse à l’admiration.

** Texte librement adapté de la chanson « Try better next time » du groupe Placebo.
« There’s a spot in the ocean, that’s where we’ll meet,
Somewhere faraway where fish can nibble at our feet.
And we can grow fins, go back in the water,
Grow fins, go back in the water… »
« Try better next time », Never let me go, Placebo, 2022.

Jan 11, 2022 - Bribes de vies    No Comments

2022 : S’offrir un cocon de douceur en refuge apaisant

2021 - Amou à Saint-Péran

Namaste cher.ère Dévoreur.euse de Mondes,

Poser des mots justes sur des intentions authentiques et bienveillantes, voilà ce que m’inspire ce nouveau début d’année, malgré la torpeur ambiante. Et de la douceur, beaucoup de douceur pour entrevoir demain comme une porte qui s’ouvre et non comme une porte qui se ferme.

De l’incertitude des vœux de la nouvelle année…

Depuis plusieurs années, je ne sais pas comment formuler mes vœux en janvier. Les convenances des fêtes de fin d’année m’insupportent de plus en plus, me mettent mal à l’aise. Mon esprit contestataire se révolte de suivre les traditions uniquement pour suivre les traditions, j’ai envie de rugir ma rébellion et de tout envoyer valser au fond d’une ravine sans fond.
Ma poitrine se serre.
À l’intérieur de moi, je me sens étouffée par l’expression de ces « bonne année ». Beaucoup souhaitent les vœux à la va-vite davantage comme un pansement qu’on arrache d’une plaie plutôt que comme un don débonnaire, altruiste et bienveillant. « Allez hop, ça c’est fait et on n’en parle plus ! » Et c’est de pire en pire à mesure que je vieillis. Et plus je vieillis, plus ça me blesse. Et plus je doute…

Je pense qu’en grandissant, l’imprévisibilité de la vie nous apprend aussi que le concept du demain meilleur n’existe pas vraiment. Cette année, en particulier, j’ai beaucoup de gens malades autour de moi ou en grande difficulté sociale, et ces souhaits, même si l’intention est bonne et que je crois toujours en la force de l’interdépendance et de l’impermanence, sont difficiles à exprimer. Je ne sens pas mes vœux assez profonds, pas assez puissants. Je trouve mes mots plats, et j’exècre la platitude. J’ai peur de blesser, de remuer des couteaux profondément enfoncés dans les chairs, alors que j’aimerais vous voir sourire.

C’est peut-être mon hypersensibilité qui s’exprime, mon empathie qui déborde, peut-être que j’intellectualise trop ces quelques mots, peut-être que je devrais lâcher-prise et faire comme tout le monde et simplement offrir ces simples souhaits furtivement sans me poser de questions sur leur réception. Mais non, je n’y arrive pas. Je doute et tergiverse. Mes mots sont hésitants, je me demande beaucoup trop comment ils vont être reçus.

De l’intention quotidienne

En même temps, chaque jour est nouveau. Alors ce rituel sociétal paraît trivial, désuet et lassant. J’entends régulièrement cette analyse autour de moi. De plus en plus de personnes abandonnent cet exercice à cause de son apparente inutilité, mais souvenez-vous du pouvoir des intentions, de la force émotionnelle que peut générer un simple mot positif envoyé. Ou reçu…
Personnellement, lorsque je choisis d’envoyer une intention positive, profonde et sincère, au creux de ma poitrine, je ressens une chaleur qui se propage ensuite dans tout mon corps, et ça pétille sous ma peau diaphane comme si j’avais moi-même reçu mes propres souhaits. J’aime cette sensation. J’aime faire plaisir aux autres, les faire sourire, leur offrir de l’attention (lorsque je le peux).

Alors, j’aimerais qu’on se propage des vœux chaque jour, chaque minute, qu’on se souhaite le meilleur toute l’année et pas uniquement à un seul et unique moment… qu’on offre de douces attentions à ceux qui nous entourent chaque jour. J’ai envie que mes vœux pour vous soient une cérémonie à eux seuls, personnalisés, ciselés, authentiques. Chaque jour.
Décidément, les vœux de 2022 sont à mille lieues de ceux de 2021. J’ai presque honte, parce que j’ai vraiment failli crier ma rage, mais ma rentrée (surtout mon mardi matin) a été spéciale et me ramène à l’importance de l’entraide, du partage, de la compassion et me rappelle à quel point j’ai une place de privilégiée dans cette société occidentale.

Humilité

De la douceur et de l’amour…

L’année dernière, j’avais fait preuve de spiritualité, de philosophie… Aujourd’hui, j’ai envie de faire preuve de gratitude pour toutes les expériences que j’ai vécues. Les bonnes comme les mauvaise, parce que tout nous fait avancer. Alors, je souhaite vous offrir plus que de la simple douceur. J’ai envie de tous vous étreindre, de vous chuchoter des mots d’amour au creux de l’oreille, de répandre de la douceur dans votre cœur, de la bienveillance et de la compassion comme on saupoudrerait de sucre glace une maison en pain d’épices. De vous offrir de l’émerveillement en bouquet…

J’ai envie de hurler « À l’art ! » et qu’on offre aux artistes de tout acabit, quels que soient leurs médiums, une place digne de ce nom ! Si vous saviez à quel point l’art soigne l’âme et apaise le cœur, vous ne le relégueriez plus au dernier plan. Offrez vous des œuvres sous toutes leurs formes, des livres, des peintures, des sculptures, des photographies, des disques… Faites vivre la création ! Elle ouvre le champ des possibles. Elle nous fait rêver… Faites vivre les créateurs ! Ils nous font rêver…

Je veux de souffler sur le monde, sur le Vivant, sur vous, les mots les plus doux possibles. Que le ciel s’embrase de milliers d’étoiles scintillantes, que la voie lactée vous serve de guide dans vos jours sombres et que le Vivant soit vu, tel qu’il est et que personne n’oublie plus jamais que nous lui appartenons et pas le contraire. Nous ne sommes qu’une infime partie du Vivant. Oui, nous lui appartenons. J’ai envie d’un monde où l’économie est dévorée par la bienveillance, la douceur, le partage, l’amour… la nature.

Si je le pouvais, je vous offrirais, pour tous les jours de l’année, un cocon de douceur douce et moelleuse dans lequel on aime à se lover en souriant, rassasié d’amours partagées. Un refuge douillet qui vous réconforte et vous rassure avant de vous projeter haut, très haut vers l’infini de la galaxie.
Oui, tout n’est qu’impermanence et interdépendance…
Et j’aime à croire que mes intentions pour vous, pour cette nouvelle année, contiennent assez de puissance pour que le monde scintille de milliard étoiles. J’ai envie de voir vos regards pétiller.

Alors, que Dame Lune guide vos pas à travers vos nuits de désespoirs, que Sieur Soleil illumine vos jours d’émerveillement, que les étoiles accompagnent vos rêves les plus fous. Que la lumière du renouveau éclaire vos vies et vous montre le chemin de votre cœur, de votre âme… et de votre douceur.

Avec toute ma bienveillance…

Jan 14, 2021 - Actualité, Bribes de vies    No Comments

Vœux 2021, amour, impermanence etc. tralala : pourquoi souhaiter les vœux de la nouvelle année est devenu important pour moi (même si je ne les ai pas encore souhaités à tous) ?

Cœur dans la neige à Saint-Péran - janvier 2021
Un peu d’amour à Saint-Péran

Un nouveau champ de possible s’ouvre à nous, profitons-en, remplissons-le d’amour, de bienveillance, de respect pour le Vivant, d’art, de créations en tout genre, libérons la parole, remercions et souvenons-nous de ce/ceux qui nous a/ont fait grandir et expérimenter la vie. Chaque émotion est belle, embrassez les toutes. Vivez.

Aux chiottes 2020, on tire la chasse : bilan 2020 – Après les mots d’amour, j’ai presque honte d’avoir un titre aussi trivial, mais repartons sur de nouvelles bases.

Je dis ça, mais en réalité, pour moi, cette année 2020 n’a pas été aussi pourrie qu’elle ne l’a été pour un max de gens. Beaucoup d’entre nous ont vu leurs projets annulés ou au mieux reportés à des dates incertaines (y compris dans les associations dont je fais partie). Beaucoup ont perdu des proches, ont souffert et souffrent encore. Et c’est le cœur meurtri que je pense à chacun.

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Avr 21, 2018 - Bribes de vies    1 Comment

Hier, j’ai eu le reading blues

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé d’avoir une belle session de déprime après avoir fini un livre. J’ai régulièrement cette sensation de vide après avoir terminé une série dont j’ai enchaîné le grand nombre d’épisodes très vite. Les personnages sont devenus mes amis et ne plus pouvoir les retrouver parce que la série est terminée, c’est presque comme perdre un proche. Oui, j’exagère, mais le sentiment est plutôt fort. Une déprime plutôt difficile s’empare de nous. Heureusement, elle ne perdure pas très longtemps. Notre façon de dissocier la fiction de la réalité nous permet d’apaiser la douleur de la perte de l’ami imaginaire et de se rassurer avec notre routine et nos aventures exotiques. 😉 Read more »

Hier, je me suis posée des questions sur ma santé et mon avenir professionnel et créatif.

Comment écrire quand tu doutes de chacun de tes mots ? Comment écrire quand la fatigue entrave le moindre de tes mouvements et la moindre de tes pensées ? La création n’est pas si simple, n’est pas si facile qu’elle n’y paraît. L’angoisse de la page blanche ne me mord pas, pourtant, mon corps est assoiffé de sommeil et mon esprit s’est embrumé au point de me faire douter de tout.

Je regarde Seigneur-Chat Éden du Carton. Ses yeux luisent dans la lumière. Il me fixe. Il voit. Il sait. Read more »

Hier, je me suis remise à écrire

Accumulation de B'Stiol dans un point d'interrogation - © Kisa 2017

Accumulation de B’Stiol dans un point d’interrogation – © Kisa 2017

Bon avant tout, ce n’était pas hier au sens strict, évidemment. C’était plutôt en décembre 2…
Après une séance d’évaluation de la personnalité (merci G. ^_^) pour l’efficacité du développement l’entreprise dans laquelle je suis salariée, j’ai compris que je n’avais plus le temps d’attendre, plus le temps de tergiverser, plus le temps de me mettre moi, en tant qu’individu, de côté. Je devais donc prendre en main ma vie et surtout ma vie créative.
On nous dit souvent que la vie passe vite et, même si c’est un poncif, c’est la réalité, mais la vie passe d’autant plus vite quand on s’oublie, et elle passe mal. Elle reste coincée au fond de la gorge et nous étouffe. Read more »

Hier, j’ai voulu reprendre ce blog

La B’Stiol Triyi déguisée en savant fou – © Kisa 2017

La B’Stiol Triyi déguisée en savant fou – © Kisa 2017

Sérieusement, un blog ?

Ouais, ça ne sert probablement plus à rien un blog, mais j’m’en fous ^^
Un eXutoire (j’adore mettre des X majuscules au milieu des mots, ne me demandez pas pourquoi… et non, rien avoir avec le porno !), voilà ce qu’est d’abord ce blog.
Je ne prête pas toujours attention à la forme, au style, à ma plume. J’écris ici en langage parlé et ça me va très bien parce que j’ai juste envie de cracher sur l’ordi des coups de cœur, de gueule, de blues et de les partager avec le monde, parce que je pense sincèrement, qu’un ressenti, quel qu’il soit, n’est pas aussi personnel et anodin qu’on veut bien nous le faire croire. Il peut aussi faire du bien à celui qui le lit.
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Hier, j’ai lu « Niki de Saint-Phalle, Le Jardin des secrets » d’Osuch et Martin.

Couverture du livre

Couverture du livre « Le Jardin des secrets d’Osuch et Martin » – Casterman – 2014

Je ne sais pas, je ne sais pas quoi dire mis à part que ce livre (oui ! Les B.D. sont aussi des livres ! Merde !) a fait boumboumer mon cœur.
Je ne sais pas, c’est peut-être la vie de Niki de Saint-Phalle et les mots avec lesquelles elle se raconte… Sa souffrance énorme, sa force et son courage sans borne m’ont profondément touchée.

Les autrices (oui, c’est la féminisation historique de ce mot), Dominique Osuch et Sandrine Martin, nous donne à voir et à lire Niki en toute simplicité dans le ton utilisé (Niki nous prend par la main, le lecteur suit sa vie à ses côtés, elle nous guide à travers son quotidien). Le style du dessin à la fois simple et précis, tantôt noir et blanc, tantôt couleur, rappelle l’artiste et toute la surcharge émotionnelle qui la caractérisait. Elles réussissent à la perfection à nous faire croire que Niki a elle-même dessiné ce livre.
Je pense que c’est l’atout de cette bande dessinée, nous croquons à pleine dent la vie de Niki, nous la vivons avec elle. Impossible de rester stoïque si on aime la femme et l’artiste. Read more »

Hier, j’ai trouvé un morceau de poulet dans mon risotto aux champignons végétarien.

Végétarienne ? Pas de problème !

J’avais été contactée par l’association qui suivait la création de mon entreprise (close à ce jour) pour me proposer de participer à un speed-meeting, entendez par là un speed-dating pour chefs d’entreprise en mal de clients ou de relations professionnelles. Cette soirée devait me permettre d’échanger avec d’autres créateurs d’entreprise, de partager nos difficultés à trouver des clients, faire notre promotion, échanger des astuces pour que notre business tourne. Je me suis dit : « Pourquoi pas ? » Read more »

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