août 31, 2015 - Bribes de vies    No Comments

Hier, j’ai abandonné ma plume et je me suis encore perdue

Le Labyrinthe de la Psyché : L'Adolescence V.2 - © Jessie Chevin  (photo et installation)

Le Labyrinthe de la Psyché : L’Adolescence V.2 -
© Jessie Chevin (photo et installation)

Hier, j’ai abandonné ma plume et je me suis encore perdue

Je déteste me concentrer sur un projet lorsque j’ai peu de temps à lui consacrer, pour m’y atteler vraiment, je déteste que ma session de travail se transforme en mini sessions de quelques minutes. Je trouve la phase de concentration sur le projet pénible, du coup, 30 minutes grappillées de temps à autre pour travailler, ça m’exaspère.

Pourtant, je devrais apprendre à me satisfaire de ces « peu », à en profiter. Mais non, psychologiquement, je cogite, je pense, je gamberge et je me bloque à essayer de retrouver mon fil d’Ariane et du coup, je me perds, la preuve, depuis le mois de mai, ce blog n’a pas vécu du tout et mes écrits sont restés sagement à l’état de substrat.

Sans vouloir faire une analogie fongique, un substrat ne donnera pas de champignons s’il n’est pas placé dans un environnement adéquat. Donc, oui, par raisonnement logique, on peut avoir des envies de travailler, de créer, on peut avoir des idées, mais sans l’environnement idéal, le substrat meurt. Je m’échine à ne rien oublier, à noter, à ne pas lâcher mes rênes, mais dès que mon environnement s’active et devient ingérable, je perds le fil. Par la suite, je ferai tout pour ne pas y penser : éviter de penser que j’ai une tonne de travail qui m’attend (parce que je ne fais que lire), éviter de penser qu’un univers ne se crée pas en ne faisant rien, éviter de penser que je peux peut-être réussir à faire quelque chose si j’arrête d’éviter d’y penser… et c’est là que le clash survient. Le cerveau bout, la crise de stress s’installe et pour la calmer, il n’y a qu’une seule solution : prendre le problème à bras-le-corps et se remettre au boulot. C’est dur.

Oui, c’est dur de reprendre. Dur de se remettre au boulot. Dur de s’impliquer à nouveau dans un écrit débuté en mai et que je n’ai pas eu le temps de toucher à nouveau depuis. Dur de se réapproprier son propre monde. Dur de s’en rendre compte… Alors, il faut se faire violence. Reprendre, relire, triturer à nouveau les maux des mots et écrire et éviter d’abandonner sa plume. Prendre le temps, même si c’est 5 minutes par jour. Continuer.

C’est promis, demain j’arrête d’éviter d’y penser…

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